Présentations des plantes des réunions

 

 

 

J’ai découvert cette petite plante chez un producteur. Très petite, presque trop pour être vue, c’est son nom qui m’a intriguée, et sans la connaître, j’en ai acheté un exemplaire, puis l’ai presqu’oubliée. Quelque temps plus tard, elle s’est mise à fleurir, de jolies fleurs relativement grandes pour la plante. Les trois pseudobulbes ont fleuri assez longtemps puis ont donné de nouvelles pousses. 

Ce genre assez méconnu comporte une douzaine d’espèces. On l’a nommée ainsi en hommage au botaniste américain Charles Schweinfurth (1890-1970). De très petite taille, les espèces peuvent être considérées comme des miniatures. On les a croisées avec d’autres Oncidiinae pour obtenir des plantes de petite taille. Elles paraissent très fragiles, mais se révèlent en fait assez résistantes et tolérantes. On les trouve du Costa Rica jusqu'à l'Ouest de l'Amérique du Sud.

L’espèce que j’ai trouvée est la Cischweinfia dasyandra. Son nom vient du grec dasys : touffu et andros : mâle, à cause des pollinies hirsutes. (Synonyme : Cischweinfia glicensteinii Christenson 2003)

Elle provient du Costa Rica, du Panama, de la Colombie et de l’Équateur. On la trouve dans les régions situées entre 700 et 1000 m d’altitude. Donc dans un climat tempéré-chaud. Elle aime une ombre légère et pas de soleil direct. Elle se trouve chez moi dans le living, près d’une porte-fenêtre orientée nord-est, mal orientée peut-être, mais où elle bénéficie dès le matin d’une lumière assez forte. Elle a l’air de bien se porter et se développe normalement. On verra en été si elle refleurit. 

Sa taille totale est d’environ 23 cm, les pseudo-bulbes mesurent entre 4 et 5 cm, sont allongés et aplatis latéralement. Une seule feuille les surmonte. Cette feuille, longue et étroite, se termine en pointe et est pliée en deux à la base. 

L'inflorescence en grappe est courte, basale, quelquefois pendante, et porte de une à quatre fleurs. Les pétales et les sépales sont vert-olive clair, tandis que le labelle, en forme de tube fermé, est blanc avec le pourtour  pourpre ou mauve. Le centre est jaune. Elle fleurit généralement en été, pendant assez longtemps, un pseudo-bulbe après l’autre. 

On peut la cultiver en panier avec du sphagnum toujours humide. Veillez cependant à avoir une bonne ventilation et la même température toute l’année.

D’autres espèces :

Cischweinfia colombiana  Garay 1973

Elle provient exclusivement de Colombie comme son nom l’indique. Elle est un peu plus grande que les autres espèces et mesure environ 20 cm. On la cultive dans de petits pots avec de la mousse ou des écorces assez fines, en serre tempérée-chaude et en la préservant des rayons directs du soleil. Les hampes florales portent de 5 à 6 fleurs au début de l’automne. Les pétales et sépales sont vert olive clair et le labelle tubulaire est rose taché de rouge. La fleur mesure 2,5 cm.

Cischweinfia donrafae  Dressler & Dalström 2004

Ce nom lui a été donné en hommage à Rafael Lucas Rodríguez C. (Don Rafa) (1915-1981), biologiste du Costa Rica. 

Comme il n’y a que 3 exemplaires en culture actuellement, il est très difficile de trouver des conseils et de savoir comment cette espèce réagit, et de préciser exactement s’il ne s’agit pas de la Cischweinfia pusilla décrite par Charles Schweinfurth. La  Cischweinfia pusilla est la première espèce du genre que l’on a découverte. Mais il n’y avait aucun exemplaire joint au nom, comme le veut le code de la botanique. Il a été convenu que les deux noms désignent la même espèce et sont donc synonymes, jusqu’à preuve du contraire. 

Cischweinfia jarae Dodson & D.E. Benn. 1989

Elle tient son nom de son collecteur  Don Enrique Jara.

On la trouve de la Bolivie à l’Equateur, dans les forêts humides entre 1500 et 2000 m.

Ses pseudobulbes en forme d’œuf, entourés à leur base d’une gaine foliacée, sont surmontés d’une seule feuille, longue et étroite, se terminant en pointe. La hampe florale, longue de 5cm porte de 4 ou 5 fleurs de 1,5cm. Sépales et pétales peuvent varier du vert au brun et le labelle est blanc avec une tache rosée.

Elle peut être cultivée en tempéré-froid ou chaud mais à l’ombre. Elle fleurit en automne.

Synonyme : Cischweifia kroemeri R Vasquez & Dodson 1999

        Cischweifia suarezii Dodson 1989

 

Cischweinfia nana Dressler 2001

Récemment découverte au Panama, son nom signifie « naine ». 

Le labelle est de couleur crème, alors que sépales et pétales varient du brun au jaune pâle avec les extrémités vertes. On n’a pas plus de renseignements.

 

Cischweinfia parva (C.Schweinf.) Dressler & N.H. Williams 1970

Petite épiphyte, elle pousse à l’ouest de l’Amérique du Sud, à une altitude comprise entre 500 et 1600m, dans les forêts humides. Les rhizomes vert clair, en forme d’œuf aplati, sont entourés à leur base par 2 ou plusieurs gaines très serrées. Les pseudo-bulbes sont surmontés de feuilles allongées et étroites. La hampe florale mesure 7,5 cm et porte 1 à 2 fleurs de 3cm entre l’été et l’hiver.

Synonyme : Cischweinfia horichii Senghas & Neudecker 1995

  Cischweinfia chasei D.E. Benn. & Christenson 1994

  Cischweinfia emarginata Christenson 2003

 

Cischweinfia platychila Garay 1972

L’étymologie de son nom vient du grec platys = large et chilos = lèvres.

On la trouve uniquement en Colombie. Elle mesure 17cm en tout ; les feuilles font 14 cm de long tandis que les pseudo-bulbes mesurent 3 cm.  La hampe florale mesure 5cm et porte une ou deux fleurs.

 

Cischweinfia popowiana Königer 1997

Son nom lui a été donné en hommage au collectionneur Popow.

Petite plante qui pousse sur les contreforts est de la Cordillère des Andes en Equateur, entre 1000 et 2000 m d’altitude. La température y est pratiquement constante tout au long de l’année. 

Les hampes florales portent 2 ou 3 fleurs dont les pétales et les sépales sont verdâtre taché de brun. Le labelle est brun et blanc ligné de jaune. Les feuilles mesurent jusque 17 cm, tandis que les pseudo-bulbes mesurent 6 cm. Elle apprécie de vivre dans une ambiance humide, tempérée à chaude, des arrosages fréquents et un substrat bien drainant. Sous nos latitudes, il est préférable d’arroser moins en hiver. Elle fleurit surtout en automne.

 

Cischweinfia pusilla (C.Schweinf.) Dressler & N.H. Williams 1970

Son nom vient du latin “pusilla” qui veut dire « très petite ». Elle mesure une vingtaine de centimètres en tout, dont environ 17 cm pour les feuilles et entre 2,5 et 4 cm pour les pseudo-bulbes.

On la trouve du Costa Rica à la Colombie jusque 1000 m d’altitude, dans des forêts chaudes et humides où il pleut souvent. C’est une épiphyte chaude à tempérée qui croît à l’ombre.

L’inflorescence axillaire apparaît quand les pseudo-bulbes sont à maturité et porte 2 à 3 fleurs. Les pétales et sépales, dont les extrémités sont jaunes-verts, sont brun rougeâtre. Le labelle est jaune pâle ou blanc avec un disque orange strié de marron  ou de mauve. Cette petite plante assez tolérante pousse rapidement et comme les autres, dans une atmosphère chaude et humide. Le substrat doit toujours être drainant. Elle fleurit entre juillet et septembre chez nous et les fleurs mesurent entre 2 et 2,5 cm.

 

Cischweinfia rostrata Dressler & N.H. Williams 1970

Son nom vient du latin “rostrata” qui veut dire incurvée.

Son aire de répartition va de la Colombie à l’Equateur, entre 250 et 900 m d’altitude, dans les forêts chaudes et humides. Elle apprécie donc un climat tempéré à chaud et une ombre moyenne.

Les pseudo-bulbes entre 2 et 2,5 cm sont entourés de gaines foliacées et ne portent qu’une seule feuille mesurant entre 14 et 18 cm. Elle fleurit au printemps. Les 4 à 9 fleurs se développent sur une hampe florale assez courte. Les pétales et les sépales sont vert pâle et le labelle crème avec des points roses. 

 

Ces renseignements ont été glanés sur Internet.

 

 

Claudette