Présentations des plantes des réunions

Neomoorea wallisii  (syn. Neomoorea irrrorata)

 

 

Sous Famille : Epidendroideae

Tribu:Maxillarieae

Sous-tribu:Lycastinae

Genre: Neomoorea

Espèce : Neomoorea wallisii ou Neomoorea irrorata Rolfe 1904

 

Synonymes : Lueddemannia wallisii Rchb.f 1877 ; Moorea irrorata Rolfe 1890 ;

  Neomoorea wallisii [Rchb.f] Schlecter 1924

 

 

Neomoorea est un genre assez rare, découvert assez récemment (19 ème siècle) dans les forêts sombres et humides de Panama et du nord de la Colombie. Le nom du genre a été donné en l’honneur du biologiste anglais sir Frederick William Moore, curateur du Jardin Botanique de Glasnevin, qui la ramena dans les serres de Dublin où il la fit prospérer avec plus ou moins de succès. Ce genre compte à l’heure actuelle deux espèces dont N. wallisii, également connu sous le nom de N. Irrorata

N. irrorata est une plante semi-terrestre à épiphyte, de taille appréciable, avec de grandes fleurs, poussant sur une tige florale verticale fort rigide. Il n’est pas rare de compter plus de 25 fleurs par tige florale, larges de près de 5 cm, de couleur orange profond et d’aspect cireux. Les fleurs ont une forme de coupe, les sépales sont bruns rouge, blanchâtres à la base. Les pétales, plus étroits, sont de la même couleur.

Le labelle est trilobé, le lobe médian est étroit, pointu et les lobes latéraux dressés, triangulaires, jaune brillant taché et barré de brun pourpre.

La plante développe deux très grandes feuilles coriaces et plissées, hautes de plus de 60 cm, surmontant de gros pseudobulbes ovoïdes, un peu à la manière de Coelogyne pandurata.

 

 Elle croit en lumière moyenne des sous-bois, supporte des températures modérées. On la trouve à une altitude moyenne de 100 à 1000 m au dessus du niveau de la mer. Elle a horreur d’une atmosphère stagnante : balayée par des vents permanents, elle réclame un air constamment en mouvement. Mais cet air est gorgé en permanence d’humidité.

 

Neomoorea peut être cultivé en pots de plastique comme de terre cuite. Les pots seront appréciables, en rapport avec la taille de la plante. Le compost peut être composé de mousse et d’écorce, compost similaire à celui utilisé pour les Paphiopedilum. La plante ne supporte en aucune façon un excès d’humidité à ses racines, alors que les feuilles doivent être humidifiées continuellement. Une bonne alternative est la culture en paniers suspendus, près d’un ventilateur et d’un humidificateur.

 

La culture peut s’apparenter à celle de Coelogyne pandurata ou encore des Coryanthes et Stanhopea, en respectant toutefois le fait que la plante est de taille imposante et demande beaucoup de place.

 

La croissance commence au début de l’automne mais ne se développe réellement que lors des chaleurs de l’été suivant. La plante est vorace et demande assez bien d’engrais. Si les apports d’engrais classiques peuvent causer des brûlures, l’utilisation alternée avec de l’engrais foliaire sera recommandée. 

 

Enfin, N. irrorata demande un minimum de manipulations, car elle ne supporte que très peu les rempotages. Cela suppose que lorsque la plante doit être rempotée, le compost sera rempoté avec la plante et les racines seront à peine troublées.

 

 

Cephalotus