Présentations des plantes des réunions

 

 

 

 

Qui ne possède pas ou n'a pas possédé un Paphiopedilum ? Avec ses (+/-) 85 espèces officiellement reconnues (sur les 30.000 espèces d'orchidées), ce genre réalise un exploit assez étonnant : celui d'être présent dans presque toutes les collections privées et de toujours occuper une place de choix dans les expositions. Une bonne raison pour mieux faire connaissance avec les conditions qui influencent leur floraison ...

Mon premier Paphiopedilum était un P. callosum. L'air fier, il trônait sur l'appui de fenêtre, son étendard (sépale dorsal) majestueusement déployé. Enthousiasmé par ses couleurs mêlant le vert, la lie-de-vin et le brun, je dévorai tout ce que mon petit manuel expliquait sur ce genre.

Peine perdue : il finit tout de même par rendre l'âme !

Dix ans plus tard, lorsque je relis ce même manuel, je ne peux m'empêcher de sourire. D'autres témoignages trouvés sur Internet abondent dans mon sens, comme celui de John, de Nouvelle-Zélande : « Tous les manuels que je possédais décrivaient les Paphiopedilums comme un genre facile à cultiver. Un genre bien adapté aux débutants. Pourtant, j'ai commencé par en perdre plusieurs. Je me suis posé des tas de questions sur moi-même, jusqu'au jour où j'ai découvert que je n'étais pas le seul à être dans le cas. En fait, il y a presque autant de façons de cultiver les Paphiopedilums qu'il n'y a d'espèces ! ».

Impossible ici de rentrer dans le détail de chaque espèce. Ce ne serait d'ailleurs pas compatible avec les moyens de culture dont nous disposons en tant qu'amateurs : nous n'avons pas une pièce à consacrer à chaque espèce. Ce ne serait pas nécessaire non plus, car les Paphiopedilums se répartissent en trois types de climat.

Trois types de climat

Comme tout le monde le sait, les Paphiopedilums sont originaires d'Asie du Sud-Est. Ils se rencontrent dans un territoire allant de l'Inde au Sud de la Chine et aux Philippines. Soit un rectangle de 3.000 km de haut (à peu près l'équivalent du Détroit de Gibraltar à la moitié de la Suède) et de 8.000 km de long (en partant du point le plus à l'ouest de l'Europe qui est situé en Irlande, nous aboutirions à Moscou ...).

Autant dire que ce territoire connaît différents climats ... En fait, nous pourrions les regrouper en trois types.

· Climat du continent

· Climat de la péninsule

· Climat des îles

Le climat des îles

Le premier type de climat est celui des « îles » : Philippines, Indonésie, Java, ... Entourées par la mer, elles sont arrosées par les moussons tout au long de l'année. Aussi bien en été qu'en hiver, les pluies sont abondantes.

Ces îles étant situées dans la partie sud du territoire, l'hiver n'est pas vraiment froid. En Indonésie, la moyenne diurne en hiver tourne autour de 18°C (au niveau de la mer) ... De quoi nous donner l'envie d'y passer les fêtes de fin d'année en maillot autour de la piscine !

Avec de tels minima, les Paphiopedilums ne prennent pas de période de repos en hiver. Ils bénéficient tout au long de l'année d'une température favorable à leur croissance et d'une humidité abondante.

Le climat de la péninsule

En plein coeur de notre territoire se trouve la Thaïlande. Avec sa forme en tête d'éléphant, cette péninsule bénéficie elle aussi de la mousson d'été, mais pas vraiment de la mousson d'hiver.

Et pour cause ! En été, les vents dominants soufflent du Sud (-ouest ou -est, selon l'endroit). Ils sont chauds et arrivent sur la péninsule chargés de l'humidité accumulée en mer : c'est la mousson d'été.

En hiver, la direction des vents s'inverse. Ils viennent du Nord et sont plus froids et moins chargés en humidité (un coup d'oeil à la carte vous montrera qu'ils proviennent du continent en passant un peu au dessus des mers). Les hivers sont donc plus froids et nettement moins pluvieux que les étés.

Une importante humidité est tout de même présente en cette saison, sous la forme de nuages et de brouillards. Ces conditions ne sont pas suffisantes pour provoquer une période de repos chez les Paphiopedilums, mais le rythme de la croissance est semble-t-il freiné (probablement parce que les températures ont baissé).

Le climat du continent

Le nord de l'Inde et la Birmanie d'un côté, le Viêt-Nam et le Sud de la Chine de l'autre constituent des régions plus hautes en altitude et dont les hivers sont plus froids et plus secs.

Ph. Cribb, lors de ses explorations dans la province chinoise du Yunnan, prétend avoir vu des boutons de P. armeniacum (qui pousse à 2000m) recouverts de givre ! C'est dire que l'hiver dans ces régions et ces altitudes est tout à fait différent de celui évoqué dans le « climat des îles ».

En pratique, la mousson d'été est toujours apportée par les vents du sud, qui amènent avec eux leurs nuages chargés de pluie. En hiver, les vents s'inversent, mais cette fois, ils ne traversent plus d'immenses étendues d'eau comme pour les climats précédents ? si bien que l'hiver en devient une saison (relativement) sèche.

Etant donné l'altitude à laquelle on trouve les Paphiopedilums (la majorité se rencontre à partir de 800-900 m), les températures nocturnes peuvent être inférieures à 10°C en hiver. Ces conditions, malgré les nuages bas et les brouillards fréquents, ont un impact sur la croissance, et l'hiver constitue souvent une période de repos.

Du rythme des saisons ...

Sur base de ce qui précède, on pourrait en déduire qu'il existe donc deux saisons, l'une chaude et pluvieuse, et l'autre plus fraîche, voire froide, et moins pluvieuse, voire sèche.

C'est vrai et faux à la fois. Il existe en fait trois saisons : la mousson d'été, la mousson d'hiver et une période de transition durant laquelle les températures sont maximales et les pluies moins fréquentes qu'en été. Cette troisième saison, qui dure souvent deux mois, est celle qui nous intéresse le plus, puisque c'est à ce moment que la plupart des espèces fleurissent.

... au cycle biologique

En règle générale, les jeunes pousses apparaissent et grandissent durant l'été, juste après la floraison. Elles bénéficient d'une température favorable et d'une humidité abondante (pluies fréquentes).

Puis vient l'hiver, plus frais et moins pluvieux, quoique toujours humide. Les jeunes pousses arrivent à maturité, c'est-à-dire qu'elles forment leurs dernières feuilles juste avant de produire une hampe florale. C'est durant cette saison que se produit l'induction florale, que l'on a souvent dit provoquée par la différence de température entre le jour et la nuit.

Vient enfin la saison intermédiaire, plus chaude que l'été mais moins pluvieuse. Le réchauffement des températures stimule la croissance de la hampe florale pour les espèces qui fleurissent à ce moment.

Le truc « des 5°C entre le jour et la nuit » est tout à fait d'application dans nos appartements, puisque nous ne pouvons pas reproduire les baisses de température rencontrées dans la nature. Un écart de 5°C entre le jour et la nuit est souvent suffisant pour provoquer l'induction florale. Mais pas toujours.

Dans la nature, l'écart entre le jour et la nuit se produit quotidiennement. Il se double en plus d'un écart net entre les températures d'été et celles d'hiver, ce qui contribue également à provoquer l'induction florale !

En pratique, un séjour au jardin permettra aux plantes de connaître l'écart jour / nuit nécessaire et en plus de subir une variation de température entre ses conditions en appartement (bien isolé, donc généralement plutôt chaud la nuit ...) et celles de l'extérieur (aux minima nocturnes plus frais). En choisissant judicieusement le moment où rentrer ses Paphiopedilums en fin d'été, on peut même leur donner l'impression qu'ils passent d'une saison froide (hiver) à une saison plus chaude (appartement), ce qui favorise selon moi l'induction florale.

L'influence de l'altitude

Sur base des livres spécialisés disponibles dans la bibliothèque des ORB, vous pourrez facilement retrouver le pays d'origine de votre Paphiopedilum, du moins s'il s'agit d'une espèce botanique. Grâce à cette information, vous pourrez déjà en déduire s'il préfère des étés et des hivers plus ou moins contrastés et s'il exige une période de repos ou non.

Je vous recommande de prendre note également de l'altitude à laquelle votre plante se rencontre. En effet, plus il poussera en altitude, plus les écarts de température entre le jour et la nuit et surtout entre l'été et l'hiver seront marqués. Une information utile si votre Paphiopedilum est récalcitrant à fleurir !

Un certain nombre de feuilles

Et si, malgré ces explications, votre Paphiopedilum ne voulait pas fleurir ? Il peut y avoir à cela plusieurs raisons, qui peuvent se cumuler, ce qui ne facilite pas le diagnostic. Je vous en suggère toutefois une.

D'abord, il se peut tout simplement que la plante ne soit pas encore « mûre ». A titre indicatif, la plupart des Paphiopedilums doivent compter cinq feuilles au moment de la floraison, voire sept. Par « feuille », il faut ici comprendre les feuilles d'une certaine longueur qui servent à la photosynthèse et non à protéger la plante (comme le collet ou les feuilles engainantes).

Une plante qui comptera trois feuilles au lieu de cinq en janvier (lorsque la majorité des espèces fleurissent) ne saurait pas encore produire de hampe florale ... De même, quelques mois plus tard, la même plante va compter cinq feuilles (en supposant qu'elle fleurit lorsqu'elle compte cinq feuilles) mais elle viendra probablement de connaître plusieurs mois de température élevée grâce à un hiver passé au chaud dans l'appartement.

Si l'écart entre le jour et la nuit a été suffisant, on peut parfois obtenir une hampe florale, même s'il n'y a pas eu de refroidissement de température équivalent à l'hiver. Par contre, certaines espèces comme le célèbre P. rotschildianum vont exiger leur période fraîche, faute de quoi elles donneront de nouvelles feuilles ...

Rentrer les plantes au bon moment

Retenons surtout de ceci que, pour bien gérer les étés et les hivers de vos Paphiopedilums, il faudrait leur donner une période plus fraîche lorsque les 2-3 dernières feuilles se forment, puis remonter les températures lorsque la dernière feuille est formée. En pratique, si vous laissez vos plantes dehors durant l'été, vous pouvez facilement réaliser ceci en les rentrant au bon moment.

Pour les Paphiopedilums « froids », je vous conseille de le faire courant septembre, lorsque les journées de pluie nous donnent des températures de 10-15°C et des minima nocturnes encore supérieurs à 6-8°C. En retrouvant la chaleur douillette de l'intérieur, ces Paphiopedilums « froids » vont connaître leur saison de transition. De plus, vu que la plupart fleurissent entre décembre et février, les rentrer en septembre ou début octobre concorde parfaitement avec leur rythme biologique (cf le nombre de feuilles).

Les Paphiopedilums « chauds » ont d'autres exigences : l'écart de température entre l'été et l'hiver est moins marqué. Il n'est pas nécessaire de les rentrer si tard. Fin août-début septembre est une bonne période. Ce n'est que si les 2-3 dernières feuilles ne sont toujours pas formées que l'on court le risque d'une floraison difficile. Dans ce cas, veillez à leur donner un écart de température suffisant entre le jour et la nuit une fois rentrés en appartement : c'est le mieux que vous puissiez faire !

Et les plantes in vitro ?

Avec la tendance à produire des plantes in vitro dans des milieux de culture non solides, on rencontre de plus en plus de petits Paphiopedilums sur le marché. Le milieu de culture est en effet constamment agité durant le début de la culture, ce qui empêche des cellulles voisines de s'associer pour former une plante plus importante. C'est évidemment tout bénéfice pour le producteur ...

La plante vous est parfois vendue en fleur, parfois pas. Refleurira-t-elle facilement ?

D'abord, votre plante a-t-elle une taille suffisante pour produire une hampe florale ? Certains Paphiopedilums ont en effet été fortement « dopés » dans leurs flacons in vitro, et ont produit une fleur grâce à ces conditions optimales. De retour à des conditions de vie plus normales, la plante ne bénéficie plus des substances nutritives et de l'environnement idéal, si bien qu'elle aura besoin de se constituer un rhizome plus épais (donc plus riche en réserves) avant de produire une nouvelle fleur.

Et si votre Paphiopedilum ne fleurit toujours pas ? Bigre ... Offrez-vous un voyage dans son pays d'origine, histoire de bien vous imprégner de ses origines ! Et envoyez-nous une carte postale au club ! Bon succès !

 

 

Paphiopedilum (Pfitzer, 1886)

 

Les Paphiopedilum forment un genre, dans la famille des orchidées, d’environ cent espèces, toutes natives du sud-est asiatique. Le nom vient du grec, « Paphos », une cité sur l’île de Chypre, et « pedilon », le sabot, le chausson. La forme du labelle évoque en effet clairement un chausson.

Quant à la référence à Paphos, il vient du fait que cette ville était connue dans l’Antiquité pour son temple dédié à Vénus, déesse de la beauté. En Français, on obtient donc « sabot de Vénus ».

Le nom actuel du genre, Paphiopedilum, est officiel depuis 1959.

 

Si la plupart des amateurs d’orchidées connaissent bien la signification étymologique de « Paphiopedilum », peu d’entre eux en revanche connaissent la signification du nom des différentes espèces. Dans cet article, nous vous proposons de faire connaissance avec l’origine du nom de quelques espèces bien connues.

 

 

Paphiopedilum micranthum (Tang & Wang, 1951)

 

Cette espèce, assez semblable à P. delenatii, fut décrite en 1951, bien qu’elle fût déjà découverte en 1940. Elle est apparemment confinée à une petite zone dans le sud-est de la province du Yunnan (Chine), près de la frontière vietnamienne, à environ 1.400 mètres d’altitude.

Par rapport à la taille assez importante de la fleur, on peut facilement penser que le nom de l’espèce n’est pas fort approprié ; « micranthum » signifie en effet « petite fleur » …

Plusieurs auteurs, dont Ph. Cribb, ont suggéré que la description avait été faite sur base d’un herbier, dans lequel l’exemplaire type avait une fleur malformée ou que la fleur était encore en bouton.

 

 

Paphiopedilum insigne

 

P. insigne fut découvert par le Dr Wallich dans le district de Sylhet dans le nord-est de l’Inde, durant la seconde décade du 19ème siècle. Il l’envoya en Angleterre vers 1919-20, et elle fleurit pour la première fois en Europe en 1920 au Jardin Botanique de Liverpool. Elle fut ensuite découverte par Griffith dans les Khasia Hills.

Il s’agit du second Paphiopedilum importé en culture en Europe, et il fallut encore 20 ans avant qu’une nouvelle espèce soit introduite.

En comparaison avec le premier Paphiopedilum introduit en Europe (P. venustum), la fleur de cette nouvelle espèce paraissait bien grande et spectaculaire…  On l’appela donc « insigne », ce qui signifie « remarquable, distingué, singulier, voyant » en latin.

A une époque, on comptait plus de 40 variétés de Paphiopedilum insigne, bien que seulement 25% d’entre elles soient vraiment distinctes du type. On en cultive encore trois.

Paphiopedilum insigne var. Harefield Hall est une variété à grande fleur et est triploïde (ses chromosomes vont par trois et non par deux). Elle se rencontre fréquemment dans le commerce. 

 

 

Paphiopedilum wardii

 

Cette espèce a été trouvée par le capitaine F. Kingdon Ward, qui a effectué plusieurs expéditions dans les districts montagneux de l’Asie centrale dans les années ‘20.

Il découvrit cette espèce dans des vallées relativement inaccessibles près de Fort Hertz, dans le nord-est de la Birmanie. Ward nota : « Durant l’hiver 1922, je découvris une plante en fleur, sur l’une des plus hautes chaînes du Tamal, mais un peu plus tard durant le même voyage, l’exemplaire fut perdu (un âne tomba dans un torrent), et aucune trace n’en fut conservée ».

En 1926, il fouilla la même chaîne de montagnes et obtint de nouvelles plantes. Il en fut de même en 1932. Elle fleurit à Kew Gardens en 1932 pour être finalement décrite la même année par Summerhayes en l'honneur du capitaine Ward.

 

 

Paphiopedilum callosum

 

Cette espèce est l’un des classiques parmi les classiques, bien qu’un peu passée de mode. Elle tient son nom des petits points pubescents (poilus) qui se trouvent sur le bord supérieurs des sépales (callosus = calleux, couvert de durillons, de verrues, en latin).

Elle vient de Thaïlande centrale et orientale, et de la province de Loei au Cambodge.

 

 

Paphiopedilum appletonianum

 

Introduite en Angleterre dans un lot de P. hookerae, P. appletonianum fleurit pour la première fois en Europe dans la collection d’un certain M. Appleton de Western-super-Mare en Angleterre. On en fit la description la même année, et on le nomma en l’honneur de son propriétaire …

 

 

Paphiopedilum henryanum

 

L’introduction de P. henryanum a été , pour le moins, quelque peu controversée …  Elle suscita une opposition assez musclée entre d’une part, Emil Leuekel, le Président de la German Orchid Society, et Guido Braem, le spécialiste bien connu, qui joua un rôle assez déterminant dans cette controverse.

Braem a toujours affirmé, à raison, qu’il avait publié en premier la description de cette espèce, sous le nom de P. henryanum. De son côté, Leuekel l’avait publiée comme P. dollii, affirmant que la publication de Braem n’était pas valable …

Bien que Braem eût clairement priorité, le Henry auquel il était fait honneur n’était autre qu’Henry Azadehdel, qui s’était entre-temps retrouvé dans de sombres difficultés pour avoir été jugé coupable d’avoir récolté des espèces d’orchidées dans la nature lors de ses voyages …

Du coup, la Commission Internationale des Orchidées (International Orchid Commission, IOC), accepta l’argument de Leuekel et nomma cette espèce P. dollii.

Les premiers hybrides, datant de 1989, furent enregistrés en utilisant ce nom. Deux ans plus tard, l’IOC modifia sa position et le RHS changea tous les enregistrements en indiquant P. henryanum comme parent.

 

 

Paphiopedilum delenatii

 

Comment ne pas évoquer dans cet article l’aventure extraordinaire de P. delenatii ?

 

Cette plante très distincte, la première à être découverte parmi les « Paphiopedilum chinois », est très rare dans la nature. Koopowitz et Hasegawa affirmaient encore il y a peu que toutes les plantes en culture étaient issues d’un seul et unique exemplaire récolté au Vietnam et décrit en 1926.

Ils affirment qu’il n’y avait à l’origine que deux plantes récoltées. L’une fut envoyée en Angleterre, au British Museum (Kew ?) et l’autre au Jardin Botanique de Paris, dont le directeur s’appelait Louis Delenat. Lui-même confia la plante au producteur français Vacherot et Lecoufle. Ceux-ci furent capables de féconder avec succès l’une des plantes survivantes de cette première collecte, et durant de très nombreuses années, la progéniture de cette fécondation fut la seule disponible pour la culture.

La plante britannique mourut quant à elle, et jusqu’au milieu des années ’90, toutes les plantes provinrent donc du spécimen français. On prétend toutefois que l’exemplaire anglais était plus beau (à moins que ce ne soient les Anglais qui fassent courir cette rumeur !).

Depuis lors, cette espèce a été redécouverte dans la nature, dans la province du Yunnan (Chine) en 1988. Ces nouvelles souches ont cependant la réputation d’être plus difficiles en culture, à moins que ce ne soit la souche de Vacherot et Lecoufle qui, à force de sélections, est devenue plus facile à cultiver.

 

Pierre Perelaer