Présentations de quelques plantes de nos réunions

Coup de soleil ? Quelques remèdes.

 

Nous les orchidophiles ne sommes pas contents lorsque les feuilles de nos plantes sont abîmées par les rayons du soleil.

Pour l'éviter, certains placent alors leurs plantes à côté d'une fenêtre à l'est ou à l’ouest

quand ce n'est pas dans la cuisine ou la salle de bain donnant au nord.

La plus belle place dans l'habitation, la fenêtre au-dessus, dans le living, est bouillante, du moins pour les orchidées.

Dommage . Seuls quelques cactus auront passé l'été à cet endroit. Ou alors vous appartenez à ceux qui l’après-midi en plein été allument la lumière par ce qu'ils ont baissé le volet afin de protéger leurs plantes des chauds rayons du soleil.

Ainsi, certaines serres sont assombries par un système d'ombrage ,ils ne laissent entrer qu'une lumière tamisée les jours ternes.

Ou alors il faut utiliser un système automatique très onéreux.

 

Il existe des solutions plus simples.

 

Chaque cellule de feuilles est une fabrique chimique très complexe. Elle transforme le gaz carbonique et eau en glucides grâce à l'énergie solaire.

C'est le phénomène de la photosynthèse. Le dioxyde de carbone entre dans les feuilles par les stomates qui sont des ouvertures dans l'épiderme de la feuille,

un peu comme les pores de la peau. L'eau et les sel minéraux contenu dans le sol forment la sève. Elle monte des racines dans les feuilles.

Comme pour toute réaction chimique, Il faut un catalyseur, et c’est la lumière qui provoque la réaction.

L'eau et le gaz carbonique se transforme en glucides et en oxygène.

Celui-ci est évacué dans l'air tandis que les glucides sont transportés dans toutes les parties de la plante.

L'absorption du gaz carbonique par la plante continue la nuit.

Mais en l'absence de lumière, il n'y a pas de photosynthèse et la plante rejette tel quel le dioxyde de carbone absorbé.

Lorsque le soleil est trop chaud, les molécules de glucides sont modifiées et ne jouent plus aucun rôle dans la photosynthèse, la cellule meurt.

Cela peut arriver vers les 50°, par temps très chaud. Ou encore, si les rayons de soleil sont à la verticale, en été, et frappent directement une partie de la feuille,

la température s'élève localement et les liens cellulaires meurent ; après quelques semaines, voir quelques jours, la feuille présente des marques de brûlures.

Cela ne se voit pas nécessairement directement. De même , si il y a des gouttes d'eau sur les feuilles, elle forme loupes, augmentant ainsi la température de la partie de la feuille mouillée.

Ces brûlures ne sont pas uniquement inesthétiques, mais perturbent le bon développement des plantes atteintes et ainsi compromettent la prochaine floraison.

C'est pourquoi certains orchidophiles préconisent de protéger les plantes des rayons du soleil même en hiver, mais de toute façon à partir du mois de mars.

Il est possible de laisser les plantes derrière les fenêtres plein sud moyennant quelques précautions, sans ombrer et assombrir,

en éloignant et en dispersant les rayons solaires, afin que les feuilles ne soient pas trop chaudes.

Dans les pays d'origine de nos épiphytes, cela se passe de la même façon sous la canopée.

Dans une pièce d'habitation, on peut placer contre la vitre un voilage translucide éventuellement garni de motifs de couleur.

Ce rideau doit avoir la hauteur nécessaire pour empêcher les rayons de tomber directement sur les feuilles.

Ainsi, il ne coupe pas entièrement la vue. Pour plus de facilité, on peut enrouler le voilage autour d'un cylindre en bois et le faire pendre plus ou moins pas en fonction de la position du soleil.

Ce voile peut rester en place même les jours gris parce qu'il laisse passer assez de lumière et est enlevé pour l’hiver.

Sur la vitre on peut également placer des images décoratives translucides qui auraient les mêmes buts.

Mais elles devraient être assez grandes pour que, au moment où le soleil est au zénith, elle puisse protéger les feuilles du soleil direct.

Pour tester que les rayons de soleil sont suffisamment diffus, on tient l’écran choisi à bout de bras en face des yeux.

Si on regarde à travers et que les choses sont floues, l'écran est suffisant.

Dans la serre, on peut placer un film de protection incolore pour la dispersion des rayons solaires.

Il restera toute l'année en place, et servira en hiver à l'isolation contre la perte de chaleur.

Nos plantes sont abîmées quand les feuilles deviennent trop chaudes. D’où l’importance de vérifier la température des feuilles en les tâtant à l’aide d’un thermomètre.

Un ventilateur embrassant l'air va abaisser une température excessive sans créer de courant d'air trop froid.

On peut ainsi garder ses orchidées jusqu'à la mi-mai sur une tablette de fenêtre sous un soleil direct.

Les plantes meurent également de chaud quand l'air dans l'enceinte de culture est étouffant.

Il faut refroidir l’atmosphère en ombrant et en aérant. Les serres bâties plus bas que la surface du sol, sont naturellement plus fraîches.

 

 

 

Inspiré d'un article Sonnenbrand. Revue ; Die Orchidee traduit par Colette